Un avant-goût de la Coupe du monde de football féminine

Un avant-goût de la Coupe du monde de football féminine

Mercredi 27 février, à 100 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde féminine de football, le stade de Reims a joué les avant-premières. Près d’un millier de Rémois sont venus profiter des animations et d’une séance de dédicaces avec les joueuses et les joueurs du club. Une bonne nouvelle pour la reconnaissance du foot féminin.

À l’approche du stade, le parking est plein à craquer. Les familles y abandonnent leurs voitures pour se diriger vers l’antre sportif du fameux club de football rémois : le stade Delaune. À l’entrée, la statue de Raymond Kopa, icône locale du ballon rond, surplombe la foule tandis que des groupes de visiteurs se font photographier à ses côtés. À l’intérieur, les gradins se remplissent dans une ambiance festive. Pourtant aujourd’hui, il n’y a pas match. Les équipes ont hissé un tifo sur lequel est écrit : « j-100 », soit le décompte avant le coup d’envoi de la coupe du monde féminine de football. Reims accueillera six matchs du mondial, alors la ville a vu les choses en grand.

Sous un soleil estival, au moins un millier de Rémois ont répondu présents. Les enfants se pressent dans le complexe René Tys voisin pour participer aux animations de l’après-midi. Au programme : jeux techniques, baby-foot à taille humaine ou encore matchs de foot. Sans oublier la séance de dédicace avec les joueuses et joueurs du stade de Reims. Au rythme des percussions brésiliennes, la batucada rémoise Ritmistas Dos Pily entraîne le public vers les activités.

Tifo des enfants représentant le J-100 à la coupe du monde féminine de football 2019
De nombreuses animations autour du football été proposées au public au complexe René Tys

Reims déjà sensible au foot féminin

Parmi la foule, Amar, éducateur d’une quarantaine d’années, accompagne un groupe de jeunes enfants. Il est heureux de constater l’engouement des Rémois pour le foot féminin : « Si la France gagne la coupe, ça peut être un boom pour le développement du sport féminin. On a déjà une très bonne équipe féminine à Reims. »Et c’est peu dire : l’équipe de Reims féminine de football est aujourd’hui première au classement du championnat. D’ailleurs, Amar préfère se rendre au stade quand les filles sont sur le terrain : « L’ambiance du foot féminin est supérieure au foot masculin », assure-t-il. 

Assise sur le banc des remplaçants, Régine, la soixantaine, accompagnée de son mari et de son petit-fils, mitraille le terrain avec son appareil photo. « Je suis bien contente, pour une fois qu’il se passe quelque chose à Reims ! La coupe du monde ça va faire connaître la ville à une plus grande échelle. » Si Amar et Régine apprécient le foot féminin, ils admettent ne pas connaître beaucoup de noms de joueuses.

Coralie, 13 ans, joue en catégorie U13 à La Neuvillette au poste d’attaquante

Les jeunes joueuses espèrent la Coupe

Les vrais « fans », ce sont les jeunes joueuses des clubs de foot des villes du Grand Reims, venues spécialement pour l’occasion. Catherine, 12 ans, joue défenseuse au club amateur de Sainte-Anne, dont elle porte fièrement les couleurs. Sa source d’inspiration ? « Wendy Renard », lance-t-elle sans hésiter. La défenseuse de l’équipe de France joue également dans la très prestigieuse équipe de l’Olympique Lyonnais, vainqueur de cinq Ligues des Champions féminines.

À quelques mètres, Coralie, 13 ans, se dit optimiste sur les chances de l’équipe de France féminine de remporter la Coupe en juin prochain. Elle joue en catégorie U13 à La Neuvillette au poste d’attaquante et pense bientôt passer gardienne, « parce que j’aime l’idée de  sauver mon équipe », explique-t-elle. Pour la jeune fille, une victoire des bleues, ce serait la consécration de cette discipline qu’elle aime tant : « Ça montrera qu’y’a pas que des hommes qui peuvent remporter les coupes et que la femme peut être tout aussi forte que l’homme ».

Les reporters en herbe à l’entrée du stade Delaune

Benito Daniel Diampanga, Nevrez Yurstever, Mohamed-Ali Lazizi, Brahim Regradj